DEBAT D'ORIENTATION BUDGETAIRE |
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Intervention de Pierre FACON, Conseiller Général de Neuilly-Plaisance Séance plénière du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis du 25 novembre 2003 Monsieur le Président, Chers Collègues, Voici une séance Oh combien déséquilibrée au regard des convergences de vue des groupes politiques de notre assemblée. Si les deuxièmes et troisièmes points à l'ordre du jour nous rassemblent, et en affirmant ceci, je ne pense pas trahir les positions des membres de notre groupe, le premier point, les orientations budgétaires, est loin de nous satisfaire. Vous nous proposez tout d'abord un comparatif de certains départements de notre région, à savoir le Val-de-Marne, les Hauts-de-Seine, et notre département. L'on voit, entre autres, des différences fortes pour les recettes de fonctionnement, les dépenses de RMI, l'épargne brute. Nous savons bien que la Seine Saint Denis est socialement défavorisée, donc que les dépenses en matière sociale sont plus élevées ici qu'ailleurs. Dois-je comprendre que vous vouliez donc mettre en concurrence nos territoires sur ces schémas ? « Mise en concurrence des territoires » est une de vos expressions favorites, on la retrouve dans tous les débats où la gauche aborde le thème de la décentralisation. Au fait, quelle est la définition du terme « concurrence » ? Le dictionnaire nous apprend que c'est une compétition entre plusieurs personnes qui poursuivent le même but, et qu'un concurrent, c'est celui qui participe à une action commune. Si l'objectif de ce que vous appelez « mise en concurrence des territoires » c'est d'atteindre le but de réduire la pauvreté dans notre département, si c'est encore d'attirer les entreprises qui amènent de la richesse et des emplois, si c'est d'améliorer les conditions de vie dans notre département, si c'est de participer à cette action commune de revalorisation de notre département, alors oui, trois fois oui, Monsieur le Président, je suis pour la mise en concurrence des départements. Vous gérez depuis longtemps notre territoire, peut-être « cette mise en concurrence » selon notre acception, aurait-elle permis une autre évolution des critères économiques, en se rapprochant de ceux des Hauts de Seine. Ecoutez cette phrase : « Je voudrais insister sur le caractère éminemment positif de la décentralisation, dans ses deux aspects, c'est-à-dire la maîtrise par le département de ses finances, et la maîtrise de ses décisions et de l'application de ses décisions » Ce n'est pas moi qui parle, mais une vice-présidente de votre couleur, Monsieur le Président, et ceci le 31 janvier 1984 lors d'un débat sur la décentralisation. Monsieur Mons, alors président, tenait alors le même langage. Comment alors expliquer vos extrêmes réserves sur la poursuite de ce chantier, alors que l'objectif du gouvernement est la clarification des compétences des départements afin de faciliter la gestion budgétaire et de rendre ses actions et ses prises de décisions plus efficaces et plus lisibles pour tout le monde. Nous sommes quand même rassurés lorsque vous convenez qu'il faudra une exigence de gestion dans la préparation des budgets à venir. Je suis par contre très surpris lorsque vous parlez d'une « tendance structurelle de la perte d'autonomie des collectivités locales », alors que c'est tout le contraire qui est visé dans les textes ; à vous Monsieur le Président, d'optimiser le fonctionnement afin de réduire les coûts, à vous, Monsieur le Président, d'être créatif et d'utiliser le droit à l'expérimentation ajouté dans la constitution. Le point 3 traite de l'importance du projet départemental de développement durable, c'est bien sûr un sujet d'accord entre nous, excepté qu'il me semble que vous mettiez trop de sujets différents dans le vocable de « développement durable ». On y trouve des choses très logiques comme les concertations sur le schéma de l'eau, le transport des marchandises, les espaces verts, mais on y trouve également des critiques gouvernementales comme, et je vous cite « la politique nationale de régression forcenée des droits du plus grand nombre, et de ses effets économiques conduisant à une quasi-récession ». Je ne vois pas bien ce que cette prise de position digne de celles de vos belles années vient faire dans le développement durable ; je rajouterais quand même que le gouvernement ne peut être tenu responsable du manque de vigueur économique actuel sur la plan mondial. Je remarque dans ce développement, que selon vous, tout rentre dans le développement durable, que ce soit l'emploi, l'éducation, dont le grand débat vient de démarrer avec succès, les personnes âgées, le RMI, tout, au risque de faire oublier à nos concitoyens le sens même de ce terme de plus en plus galvaudé et qui donne bonne conscience. Monsieur le Président, chers collègues, je vous remercie SCHEMA DEPARTEMENTAL POUR L'ASSAINISSEMENT ET L'HYDROLOGIE URBAINE Monsieur le Président, Chers collègues, Voici un travail produit par la DEA d'excellente qualité, et qui restera, pour ce qui me concerne, toujours à ma portée comme document de référence. L'ensemble des présents de la quatrième commission s'est d'ailleurs accordé sur ce point. La gestion de l'eau est, et deviendra un enjeu tant économique qu'écologique majeur des décennies à venir. Les diverses pollutions, la raréfaction de l'eau due notamment au réchauffement climatique font de ce schéma l'un des plus importants que notre assemblée ait eu à traiter. Le Conseil Général joue pleinement son rôle sur ce sujet et nous nous félicitons, à Neuilly-Plaisance, comme dans d'autres communes, de la création des bassins de rétention permettant la retenue des eaux lors des pluies d'orage, et évitant ainsi les situations dramatiques comme celles de l'été 2002. Neuilly-Plaisance s'apprête à lancer un grand projet de rénovation de son centre-ville, dans ce cadre, cette problématique de l'eau et de l'assainissement sera bien entendu à traiter, et je suis certain que le Conseil Général participera à ce grand projet notamment sur ce point, mais également sur l'ensemble du projet qui doit être un réaménagement total de cette artère départementale aux fin de réactiver le commerce local, la convivialité et le partage de la rue. Je reviendrais sur ce point lors des séances prochaines. Pour revenir au schéma, je pense que la création de l'observatoire de l'hydrologie urbaine est une bonne idée, que cet observatoire pourra guider les travaux de notre assemblée sur une gestion optimale de l'eau. Lors de notre commission nous avons par exemple commencer à débattre de la possibilité de retenue des eaux « à la source », c'est-à-dire par exemple chez le particulier, ce qui pourrait limiter l'apport de volume d'eau important dans les collecteurs lors des pluies. Pourquoi ne pas étudier la réutilisation des fosses sceptiques ou des volumes inutilisés lors de l'installation des réseaux séparatifs ? Ceci n'est qu'une piste de recherche à aborder en commission. Si nous avons beaucoup de points en commun, certaines de nos idées divergent, comme par exemple la pensée selon laquelle l'eau n'est pas une marchandise. Je pense que l'eau est en partie une marchandise, qu'elle a un prix, qui est le prix de son traitement, du service fourni pour sa livraison. Si l'eau n'était pas une marchandise, sa valeur serait oubliée. Il est nécessaire que la population prenne conscience de la valeur de l'eau. Monsieur le Président, Chers Collègues, je vous remercie. REGLEMENT DEPARTEMENTAL D'AIDE SOCIALE EN FAVEUR DES PERSONNES AGEES ADULTES HANDICAPEES Monsieur le Président, Chers Collègues, Voici une fois de plus un excellent document de référence qui pourra nous aider pour guider les personnes âgées et handicapées dans la recherche d'aides mises à leur disposition. Lors de notre précédente séance, j'appelais de mes vœux la création d'un guichet unique pour les personnes déficientes. Ce document est une excellente base pour ce guichet, j'espère également que vous l'utiliserez pour mettre à jour le guide 2001 pour les personnes adultes handicapées, en y adjoignant les parcours à connaître, les solutions existantes pour les enfants handicapés. L'importance de ce document mérite qu'il soit mis en ligne sur le site internet de notre collectivité afin que les associations, les divers acteurs comme les mairies, les malades eux-mêmes puissent le consulter. Mesdames, Messieurs, Chers collègues, Monsieur le Président, je vous remercie. |